La photographie impressionniste et l’effet Adamski : quand la photo devient peinture, ou presque.
- Xavier Lucas
- 18 sept. 2025
- 2 min de lecture
La photo, ce n’est pas seulement figer un instant. C’est aussi une manière de le transformer, de le réinventer, parfois même de le faire basculer du côté de la peinture. C’est ce que permet l’effet Adamski, une technique popularisée par le photographe Josh Adamski.
Le principe est assez simple : garder un sujet net, mais transformer l’arrière-plan grâce à un flou directionnel (horizontal ou vertical).
Résultat : l’image prend une dimension impressionniste, comme si elle vibrait sous nos yeux.
Jouer avec le flou : horizontal ou vertical
En horizontal, le flou étire la scène, parfait pour évoquer le mouvement de l’océan, la vitesse ou la glisse.
En vertical, il allonge les formes, ce qui fonctionne très bien pour l’architecture ou les silhouettes.
On peut l’utiliser en couleur pour accentuer la vibration ou en noir et blanc pour renforcer la force graphique. Dans tous les cas, l’effet donne une photo qui sort du réel pour aller vers une écriture plus sensible.
Mes expérimentations
J’ai commencé à m’approprier cette technique sur différentes thématiques qui me tiennent à cœur :
Enfance & culture : une petite fille sénégalaise qui joue dans une église en plein air, où le mouvement du décor contraste avec son insouciance.
Paysage breton : la vue depuis Saint-Malo sur le Petit Bé et le plongeoir de la plage de Bon-Secours, transformée en tableau mouvant.
Architecture urbaine : la tour des Clercs à Porto, aperçue depuis les ruelles, dont les lignes verticales s’étirent comme un vitrail moderne.
Sport & émotion : une traileuse du Grand Raid des Pyrénées, saisie dans un moment de doute – repartira, ou pas ? tandis que le décor se dilue autour d’elle.
Silhouette & horizon : un homme qui marche vers la mer des Abers dans le Finistère au coucher du soleil, entre réel et abstraction.
Voyage & océan : un surfeur au bord de l’océan à Lacanau, emporté dans les lignes de l'horizon
Entre photo et peinture
Ce que j’aime particulièrement dans cette approche, c’est qu’elle brouille les frontières. Elle pousse à prendre le temps, à voir les choses différemment, à laisser venir une émotion plutôt qu’à simplement constater une image.
Avec ces essais, je poursuis mon exploration : utiliser la photo non seulement pour montrer le monde, mais pour en proposer une interprétation personnelle, plus sensible et plus créative.
































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